Lorsque l’on travaille avec Apache UIMA et que l’on ajoute un nombre important d’annotations, il arrive un moment où l’on va vouloir filtrer certaines de ces annotations en fonction d’autres. Ainsi, assez couramment on éprouve le besoin de devoir récupérer des annotations qui couvrent la même zone de texte qu’une autre. Par exemple :
Il y a au moins deux approches dans Apache UIMA qui permettent de répondre à ce besoin : le subiterator et le FSMatchConstraint.
L’approche basée sur le subiterator ne peut fonctionner que si les types que l’on cherche à accéder sont couverts par le type couvrant au sens de UIMA, c-à-d en terme de priorité des types (cf. [la javadoc de TypePriorities] ou cet email).
Considérons une annotation A qui couvre des annotations B de la manière suivante :
Il y a du texte et les annotations sont sur ce texte ... [-----A:1-----] [---A:2---] [--------A:3--------] [B:1] [B:2] [B:3] [B:4] [B:5] [B:6]
Dans l’exemple ci-dessus, nous sommes intéressés par les annotations B couvertes par l’annotation A:3, en d’autres termes les annotations B:4, B:5 et B:6.
La méthode est la suivante :
Voici le code correspondant :
// Récupération des index AnnotationIndex annAIdx = (AnnotationIndex) jcas.getAnnotationIndex(A.type); AnnotationIndex annBIdx = (AnnotationIndex) jcas.getAnnotationIndex(B.type); // On recherche ''A:3'' FSIterator annAIt = annAIdx.iterator(); while (annAIt.hasNext()) { A monA3 = (A) annAIt.next(); // On récupére l'itérateur sur les annotations B couvertes par A3 FSIterator annBSousA3It = annBIdx.subiterator(monA3); while (annBSousA3It.hasNext()) { // On récupére successivement B4, B5 et B6 B annB = (B) annBSousA3It.next(); System.out.println("Sous A3 : "+annB); } }
Lorsque l’on ne connaît pas les priorités des types ou bien qu’elles ne correspondent pas à ce que l’on souhaite faire, il est nécessaire de passer par un mécanisme plus complexe (mais beaucoup plus puissant) : le système de contraintes d’index.
Dans le cas présent, nous allons définir une contrainte imposant que les attributs begin et end d’une annotation d’un type donné correspondent à une certaine valeur : celle de l’annotation couvrante. Puis nous pourrons générer un itérateur qui retournera les annotations de l’index qui respectent cette contrainte.
Voici l’implémentation d’une méthode qui fait cela :
/** * * This method provides an iterator over typed annotations that either * have an offset embedded in that of a given annotation in a document, * or have the same offset as these annotation. * * @param theDocument the document in which stand the source and * target annotations * @param theAnnotation the source annotation under which target * annotations that have to be drawn out * @param theType the type of the target annotations that have * to be drawn out from the document under * the source annotation * @param isStrict the boolean that defines the offset matching, * offsets strictly equal if isStrict is true, begin * offsets greater or equal and end offsets less * or equal otherwise. * @return the iterator over the type theType annotations * which stand under the annotation theAnnotation * in the document theDocument * * @author Fabien Poulard * @author Jérôme Rocheteau * * @license Apache 2.0 */ public FSIterator subiterator(JCas theDocument, Annotation theAnnotation,Type theType,boolean isStrict) { // Ajout: déclaration de la variable type Type theAnnotationType = theAnnotation.getType(); // On utilise le constraint factory ConstraintFactory theConstraints = theDocument.getConstraintFactory(); // On définit les contraintes sur le début de l'annotation FSIntConstraint beginConstraint = theConstraints.createIntConstraint(); if (isStrict) { beginConstraint.eq(theAnnotation.getBegin()); } else { beginConstraint.geq(theAnnotation.getBegin()); } Feature beginFeature = theAnnotationType.getFeatureByBaseName("begin"); FeaturePath beginPath = theDocument.createFeaturePath(); beginPath.addFeature(beginFeature); FSMatchConstraint begin = theConstraints.embedConstraint(beginPath,beginConstraint); // ... puis sur la fin de l'annotation FSIntConstraint endConstraint = theConstraints.createIntConstraint(); if (isStrict) { endConstraint.eq(theAnnotation.getEnd()); } else { endConstraint.leq(theAnnotation.getEnd()); } Feature endFeature = theAnnotationType.getFeatureByBaseName("end"); FeaturePath endPath = theDocument.createFeaturePath(); endPath.addFeature(endFeature); FSMatchConstraint end = theConstraints.embedConstraint(endPath, endConstraint); // JR: on définit une contrainte sur le type d'annotation FSTypeConstraint typeConstraint = theConstraints.createTypeConstraint(); typeConstraint.add(theType); // FeaturePath typePath = theDocument.createFeaturePath(); FSMatchConstraint type = theConstraints.embedConstraint(typePath, typeConstraint); // On combine les contraintes FSMatchConstraint beginAndEnd = theConstraints.and(type,theConstraints.and(begin, end)); // On génère un itérateur respectant ces contraintes FSIterator filteredIterator = theDocument.createFilteredIterator(theDocument.getAnnotationIndex().iterator(), beginAndEnd); return filteredIterator; }
Cette méthode prend en paramètre le JCas dans lequel travailler, l’annotation couvrante (l’annotation A3 dans l’exemple précédent), le type d’annotation qui nous intéresse (le type B pour reprendre l’exemple précédent) et un booléen qui permet de préciser si l’on souhaite une correspondance exacte ou approximative des frontières.
La qualité du code développé dans le cadre des activités de recherche scientifique n’est pas toujours aussi bon qu’on pourrait l’espérer. Outre la nécessité (évidente à mes yeux) d’ouvrir le codes des activités scientifiques financées par l’État et les collectivités territoriales, il est également nécessaire de suivre de bonnes pratiques de programmation. L’écriture de tests unitaires et leur exécution régulière est une de ces bonnes pratiques.
Je présente dans ce billet un cas d’utilisation de la bibliothèque UUTUC, présentée lors du Workshop sur l’Ingénierie Logiciel, les Tests et l’Assurance Qualité pour le Traitement des Langues Naturelles (SETQA-NLP 2009), pour tester l’implémentation d’une bibliothèque développée et utilisée dans le cadre de ma thèse (tddts-uima-shingling).
UUTUC est une bibliothèque offrant un certain nombre de méthodes facilitant le processus de test des composants UIMA. On y trouve notamment un certain nombre de classes de type Factory qui facilitent la mise en place de chaînes de traitement simples pour expérimenter les composants.
À l’aide de ces classes, l’exécution d’un AE sur un simple fichier texte se résume à ces quelques lignes :
AnalysisEngine engine = AnalysisEngineFactory.createAnalysisEngineFromPath("descriptors/tutorial/ex1/RoomNumberAnnotator.xml"); JCas jCas = AnalysisEngineFactory.process(engine, "data/WatsonConferenceRooms.txt");
Le couplage de UUTUC avec JUnit permet de mettre en place un banc de tests unitaires :
J’utilise le framework JUnit 4 pour les tests unitaires. Il suffit de faire précéder les méthodes considérées comme des tests par @Test pour qu’elles soient reconnues comme telles par JUnit. Exemple :
import org.junit.Test; import static org.junit.Assert.*; ... /** * This class defines the tests for the main methods of the Shingle class. */ public class ShingleTest { ... /** * This method just checks that the isComplete method works * @throws InvalidShingleException * @throws OverloadShingleException */ @Test public void completeness() throws InvalidShingleException, OverloadShingleException { Shingle s1 = new Shingle(2); assertFalse( s1.isComplete() ); // before any adding s1.add( theShingleItems[0] ); assertFalse( s1.isComplete() ); // after a first adding s1.add( theShingleItems[0] ); assertTrue( s1.isComplete() ); // should be complete by now } ... }
Combiné à UUTUC, il permet de mettre en place un environnement UIMA assez simplement. Ainsi dans l’exemple ci-dessous, nous définissons une méthode à exécuter avant chaque test (@Before) qui crée un JCas et y ajoute quelques annotations à l’aide des Factory de UUTUC :
/** Static data for testing */ private static String CAS_CONTENT = "Suisse : inauguration d'une nouvelle synagogue, une première depuis 50 ans"; private static Integer[][] CAS_OFFSETS = { {0,6}, {9,21}, {22,24}, {24,27}, {28,36}, {37,46}, {48,51}, {52,60}, {61,67}, {68,74} }; ... /** * This method is used to set up the testing environment, creating the * data necessary for the different tests methods. */ @Before public void setUp() throws UIMAException, IOException, ShinglingTestingException { // Set up a CAS with a couple of shingle items in TypeSystemDescription tsd = TypeSystemDescriptionFactory .createTypeSystemDescription("shingling-ts"); theTestingCas = JCasFactory.createJCas(tsd); theTestingCas.setDocumentText(CAS_CONTENT); for(Integer[] idx: CAS_OFFSETS) { AnnotationFactory.createAnnotation(theTestingCas, idx[0], idx[1], ShingleItem.class) ); } }
Malheureusement il y a assez peu de documentation concernant UUTUC. Il est ainsi régulièrement nécessaire d’aller jeter un œil au code source qui heureusement est très bien écrit.
Maven modélisant toutes les étapes du cycle de développement, il intègre une étape test entre le compile et le package. La gestion des tests unitaires se faisant quant à eux au travers du plugin maven-surefire-plugin.
Il faut tout d’abord rajouter dans le pom.xml les informations de dépendance sur UUTUC et JUnit :
<repository> <snapshots> <enabled>false</enabled> </snapshots> <id>uutuc-googlecode</id> <name>uutuc Google Code repository</name> <url>http://uutuc.googlecode.com/svn/repo/</url> </repository> ... <!-- UUTUC for testing --> <dependency> <groupId>org.uutuc</groupId> <artifactId>uutuc</artifactId> <version>0.9.10</version> <optional>false</optional> <scope>test</scope> </dependency> <!-- JUnit 4 for testing --> <dependency> <groupId>junit</groupId> <artifactId>junit</artifactId> <version>4.3.1</version> <scope>test</scope> </dependency>
Il suffit ensuite de faire appel au plugin maven-surefire-plugin qui prend en charge tout ce qui concerne les tests, sous réserve que ces derniers soient bien présents dans src/test/java :
<!-- Testing --> <plugin> <groupId>org.apache.maven.plugins</groupId> <artifactId>maven-surefire-plugin</artifactId> <configuration> <reportFormat>brief</reportFormat> <useFile>false</useFile> </configuration> </plugin>
Il est alors possible de lancer l’exécution des tests avec Maven :
$ mvn test ... ------------------------------------------------------- T E S T S ------------------------------------------------------- Running tddts.uima.shingling.ShingleTest Tests run: 16, Failures: 0, Errors: 0, Skipped: 0, Time elapsed: 3.992 sec Results : Tests run: 16, Failures: 0, Errors: 0, Skipped: 0 ...
Plus d’excuse pour ne pas tester votre code maintenant ! L’excuse de faire du prototypage pour la recherche n’en est pas une bonne dès que les résultats que vous publiez dépendent de la qualité dudit code. C’est votre intégrité et honnêteté scientifique qui est en jeux ;)
Il y a quelques temps j’avais écrit une documentation en interne dans mon laboratoire sur l’utilisation du ’’CAS Editor’’. À l’époque c’était assez éprouvant car ce dernier se présentait sous la forme d’une application RCP Eclipse.
Depuis la version 2.3.0, le CAS Editor a été intégré sous la forme d’un plugin Eclipse. L’occasion de remettre la doc au goût du jour et de la partager avec le reste du monde.
Avant toute chose il est nécessaire d’installer les plugins Eclipse de UIMA. Pour ce faire, il faut ajouter le dépôt Eclipse : http://www.apache.org/dist/incubator/uima/eclipse-update-site/ dans l’outil de gestion des plugins. Ensuite il suffit de rechercher UIMA et d’installer tous les plugins associés.
À noter que les personnes ayant installé les plugins des versions antérieures doivent simplement faire une mise-à-jour afin de faire apparaître le plugin CAS Editor qui n’était pas présent auparavant.
Un petit redémarrage d’Eclipse et vous devriez être paré pour la suite...
Le fonctionnement du CAS Editor est lié à :
Ceci est spécifique à la version 2.3 d’UIMA et devrait évoluer dans les prochaines versions.
La vidéo ci-dessous illustre les étapes nécessaires à l’initialisation d’un projet et l’importation d’un corpus :
Il n’est possible d’ajouter des annotations que si le type d’annotation à ajouter est présent dans le Type System. Si toutefois vous ajoutez des types d’annotation à un Type System qui est déjà utilisé par le projet CAS Editor, les nouveaux types ne vont pas apparaître. Il est nécessaire de fermer puis réouvrir le projet.
Il y a deux façons d’ajouter une annotation dans un CAS, l’une permet d’ajouter la même annotation par un simple appuie sur Entrée :
l’autre permet de choisir le type de chaque nouvelle annotation rajoutée :
La vidéo ci-dessous illustre ces deux méthodes :
Il est tout à fait possible d’utiliser directement un Analysis Engine directement dans le CAS Editor afin d’ajouter des annotations aux CAS. La procédure est toutefois un peu contraignante et surtout peu intuitive. Je vais décrire l’approche qui consiste à utiliser un composant empaqueté dans un PEAR.
Pour l’exemple je vais prendre le WhitespaceTokenizer, ce dernier a deux avantages pour ce tutoriel :
Il nous faut la version source du paquet UIMA Annotator Addons & Simple Server & Pear packaging tools. Une fois téléchargée, décompressez là quelque part et placez-vous dans le répertoire uimaj-annotator-addons-2.3.0-incubating/WhitespaceTokenizer/.
Il nous faut modifier un peu le pom.xml afin d’y ajouter les dépôts qui sont normalement déclarés dans le pom parent :
... <repositories> <repository> <id>apache</id> <name>Apache UIMA</name> <layout>default</layout> <url>http://people.apache.org/repo/m2-incubating-repository/</url> </repository> </repositories> <pluginRepositories> <pluginRepository> <id>apache</id> <name>Apache UIMA</name> <url>http://people.apache.org/repo/m2-incubating-repository/</url> <layout>default</layout> </pluginRepository> </pluginRepositories> ...
Il est alors possible de créer le PEAR avec maven en lançant dans le répertoire du WhitespaceTokenizer :
$ mvn package
Le pear est alors créé dans le répertoire target/ sous le nom WhitespaceTokenizer.pear. Il faut l’installer à l’aide du PearInstaller.
Une fois le PEAR installé, il faut créer un répertoire processing dans le projet du CAS Editor, y importer le descripteur PEAR, l’intégrer à un composant Agregate. On peut alors le faire tourner sur une partie du corpus.
La vidéo ci-dessous présente ces dernières phases :
Le but du CAS Editor est tout de même de pouvoir visualiser et manipuler les annotations, ce qui se fait dans l’éditeur.
La visualisation des annotations est configurable par le menu contextuel Show annotations où l’on sélectionne les annotations à afficher. Le mode de mise en valeur de ces dernières se configure dans les propriétés du projet.
Le parcours des annotations s’opère de plusieurs manières :
La vidéo ci-dessous illustre ces différentes manipulations :
Wikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). C’est une ressource sans équivalent pour les chercheurs en traitement automatique des langues (TAL).
Le MediaWiki UIMA Loader est un composant UIMA, de type collection reader, permettant de tirer parti de Wikipédia pour la construction de corpus. La version 0.4 est la première release officiellement annoncée du composant.
Pour les impatients :
Le composant MediaWiki UIMA Loader est un collection reader permettant de charger des données issues d’un MediaWiki, notamment Wikipédia et ses projets dérivés ...
Le composant est distribué sous licence Apache 2. Vous pouvez donc l’utiliser dans le cadre d’un travail académique ou commercial. Dans les deux cas, si vous trouvez le composant utile, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous souhaitez de nouvelles fonctionnalités ou si vous rencontrez des bugs.
Contrairement à plusieurs projets existant, le composant n’attaque pas directement les sites Wikipedia. Il ne nécessite pas non plus de créer un miroir local de la base de données MediaWiki. Il travaille directement à partir des dumps XML, ce qui présente les avantages suivant :
Les fonctionnalités de cette version 0.4 sont les suivantes :
Avant d’installer et d’utiliser le composant, il est nécessaire d’avoir un environnement UIMA installé. Si ce n’est pas le cas, se référer à ce tutoriel.
Le plus simple est de récupérer le jar du composant dans l’espace de téléchargement de uima-fr, ainsi que les dépendances : mwdumper et wikimodel.wem.
Si vous souhaitez reconstruire le jar vous mêmes, il vous faut télécharger les sources du composant, toujours dans l’espace de téléchargement de uima-fr,et les compiler à l’aide de maven :
$ tar -xzvf mediawiki-uima-loader-0.4.1.tar.gz ... $ cd mediawiki-uima-loader-0.4.1 $ mvn package ...
Le jar devrait être créé dans le répertoire target/, les dépendances quant à elles auront été téléchargées dans votre dépôt maven local.
Vous pouvez utiliser le composant dans n’importe quelle chaîne de traitement UIMA, de la même façon que vous utilisez un composant classique de type collection reader. La démarche ci-dessous concerne l’utilisation de l’outil cpeGui, mais elle devrait être similaire pour les autres outils du même type.
Le cpeGui n’est pas capable en l’état de charger un descripteur xml depuis un jar. Avant tout, il est donc nécessaire d’extraire le descripteur du composant du jar afin de le rendre accessible. Si vous avez compilé le composant vous même, le descripteur est présent dans le répertoire desc. Sinon, il suffit de l’extraire du jar :
$ jar -x wikipedia-cr.xml -f mediawiki-uima-loader-0.4.1.jar
Il est nécessaire de rajouter le jar du composant et de ses dépendances dans le UIMA_CLASSPATH, avant de lancer le cpeGui en ligne de commande. Pour l’exemple, nous considérerons que le jar du composant est dans le répertoire courant et que les dépendances sont dans le dépôt maven local :
$ export UIMA_CLASSPATH=$UIMA_CLASSPATH:~/.m2/repository/org/wikimedia/mwdumper/1.16/mwdumper-1.16.jar:~/.m2/repository/org/wikimodel/org.wikimodel.wem/2.0.7-SNAPSHOT/org.wikimodel.wem-2.0.7-SNAPSHOT.jar:mediawiki-uima-loader-0.4.1.jar $ cpeGui
Dans la partie de l’interface dédiée au Collection Reader, cliquez sur Browse et allez sélectionner le descripteur du composant que nous avons extrait du jar (wikipedia-cr.xml). L’interface se modifie afin d’offrir les champs de paramétrage du composant.
Le seul paramètre obligatoire est le champs Input Xml Dump. Vous devez renseigner dans ce dernier le chemin menant au dump XML de Wikipedia (ou tout autre dump MediaWiki) que vous souhaitez charger. Par exemple : ~/frwiki-20100111-pages-meta-history.xml.bz2. Le composant est capable de lire un dump, qu’il soit compressé ou non.
Les autres paramètres concernent le filtrage à mettre en place lors du chargement des données :
Par exemple pour prendre en considération uniquement toutes les pages de discussion : 1,3,5,7,9,11,13,15,101,103,105, ou bien pour prendre en compte tous les espaces de nom excepté celui des catégories : !14 ;
Une fois le composant paramétré, il suffit de renseigner les autres composants de la chaîne comme vous le faites habituellement et de lancer l’exécution.
Attention, si vous exportez le contenu traité par le composant, à l’aide du composant XmiWriter par exemple, à partir d’un dump compressé, prenez en compte que le volume de données risque d’être 20 à 100 fois supérieures à la taille originale du dump. Ainsi, il faut compter une vingtaine de Go minimum pour la version française de Wikipédia en ne considérant que les dernières révisions des articles.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le cinquième billet, plus orienté technique de développement, qui discute de la gestion du projet avec Maven, permettant notamment de gérer automatiquement les dépendances à MWDumper et à Wikimodel.
Maven est une sorte de super-gestionnaire de projet qui peut se charger d’à peu près tout : dépendances, compilation, packaging, lancement des tests unitaires, ... L’outil est disponible sur la plupart des distribution, pour ma part sous Ubuntu :
$ sudo aptitude install maven2
L’objectif de ce billet est d’expliquer comment, à l’aide de notre génial ingénieur de recherche, j’ai pu utilisé maven pour gérer la construction du collection reader pour Wikipedia.
La première complication lorsque l’on souhaite compiler le collection reader ce sont les dépendances, il y en a trois :
Par chance tous ces projets sont déjà gérés par maven ce qui va fortement nous faciliter la tâche. Les étapes à suivre sont les suivantes :
Ainsi pour mwdumper :
$ svn co http://svn.wikimedia.org/svnroot/mediawiki/trunk/mwdumper ... $ cd mwdumper $ mvn compile ... $ mvn install ...
Une fois ces étapes terminées, un nouveau dossier doit apparaître dans votre dépôt local : ~/.m2/repository/org/wikimedia/mwdumper/ ; il doit contenir un dossier correspondant à la version compilée (1.16 pour moi) et dans ce dossier les fichiers suivants :
Il faut procéder de la même manière pour WikiModel :
$ svn co http://wikimodel.googlecode.com/svn/trunk/org.wikimodel.wem ... $ cd org.wikimodel.wem $ mvn compile ... $ mvn install ...
Vous devriez de la même manière voir apparaître dans votre dépôt local : ~/.m2/repository/org/wikimodel/org.wikimodel.wem/ ; il doit contenir une structure similaire.
Ces étapes sont nécessaires pour la suite car elles placent les dépendances dans le dépôt local de maven, là où il ira les chercher lors de la compilation.
Revenons maintenant au composant UIMA. L’intelligence de Maven se configure dans un fichier à la racine du projet et nommé pom.xml.
Dans un premier temps, il faut définir le projet en lui donnant :
<project xmlns="http://maven.apache.org/POM/4.0.0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://maven.apache.org/POM/4.0.0 http://maven.apache.org/maven-v4_0_0.xsd" > <modelVersion>4.0.0</modelVersion> <groupId>uima.wikipedia</groupId> <artifactId>uima-mediawiki-loader</artifactId> <version>0.4</version> <packaging>jar</packaging> <name>MediaWiki UIMA Loader</name> <description>This is a UIMA Collection Reader for the MediaWiki dumps (Wikipedia & co).</description> <licenses> <license> <name>Apache 2</name> <url>http://www.apache.org/licenses/LICENSE-2.0.txt</url> </license> </licenses> ... </project>
Dans un second temps, nous définissons les dépendances nécessaires à la construction de notre composant. Comme nous l’avons vu précédemment, il y en a plusieurs :
Les dépendances se déclarent entre les tags <dependencies>, en indiquant notamment la version nécessaire.
... <dependencies> <!-- Required to generate the Java classes --> <dependency> <groupId>org.apache.uima</groupId> <artifactId>uimaj-core</artifactId> <version>2.3.0-incubating</version> <scope>compile</scope> </dependency> <!-- DocumentAnnotation UIMA Type --> <dependency> <groupId>org.apache.uima</groupId> <artifactId>uimaj-document-annotation</artifactId> <version>2.3.0-incubating</version> <scope>compile</scope> </dependency> <!-- WikiModel --> <dependency> <groupId>org.wikimodel</groupId> <artifactId>org.wikimodel.wem</artifactId> <version>2.0.7-SNAPSHOT</version> </dependency> <!-- WikiMedia Dumper --> <dependency> <groupId>org.wikimedia</groupId> <artifactId>mwdumper</artifactId> <version>1.16</version> </dependency> </dependencies> ...
Comme vous l’avez certainement remarqué, on a précisé que le projet dépendait d’UIMA, mais contrairement aux dépendances sur MWDumper et WikiModel, nous n’avons pas installé ces dernières dans le dépôt maven local. En fait Maven va être capable d’aller chercher tout seul ces dépendances grâce au dépôt maven mis en ligne par Apache UIMA. Il suffit de préciser l’existence de ce dépôt :
... <repositories> <!-- Apache UIMA repository --> <repository> <id>apache</id> <name>Apache</name> <url>http://people.apache.org/repo/m2-incubating-repository</url> </repository> </repositories> ...
Finalement, on précise le processus de construction du composant entre les tags <build>. Dans nos cas cela revient tout simplement à préciser où aller chercher les sources, où placer les fichiers compilés et préciser ce qui doit être considérés comme des ressources et donc placé dans le Jar en plus des classes.
On utilisera de plus le plugin maven-compiler-plugin afin de préciser la version de Java que l’on souhaite pour la compilation.
... <build> <plugins> <!-- Java Compiler --> <plugin> <groupId>org.apache.maven.plugins</groupId> <artifactId>maven-compiler-plugin</artifactId> <version>2.0.2</version> <configuration> <source>1.5</source> <target>1.5</target> </configuration> </plugin> </plugins> <sourceDirectory>src</sourceDirectory> <outputDirectory>bin</outputDirectory> <resources> <resource> <directory>desc</directory> </resource> </resources> </build> ...
Le pom.xml est suffisant à cette étape pour permettre de lancer la compilation du projet et le packaging.
$ mvn compile ...
Vous devriez constater que le dossier bin s’est peuplé des classes compilées.
$ mvn package ...
Vous devriez maintenant constater l’apparition d’un dossier target dans lequel vous trouverez notamment un Jar nommé : uima-mediawiki-loader-0.4.jar. Et voilà, dans l’état il est possible d’obtenir un Jar du projet à partir des sources sans trop de problèmes. Toutefois la première étape de récupération des dépendances me paraît trop contraignantes. Il est possible, à l’instar d’Apache UIMA, de mettre en place un dépôt contenant des versions compilées des dépendances afin que maven aille directement les chercher.
Un dépôt maven ce n’est ni plus ni moins qu’un système de fichiers respectant une certaine structure et accessible par http (par exemple).
J’ai créé un dossier sur mon serveur que j’ai rendu accessible par http à l’aide d’Apache, puis j’y ai collé l’arborescence concernant mwdumper et wikimodel quiu était présente dans mon dépôt local :
Il y a une petite nuance tout de même, lorsque le dépôt est distant, les fichiers doivent être accompagnés de leurs checksums afin de vérifier que le téléchargement s’est bien déroulé. Le plus simple pour générer ces fichiers de checksums est de réitérer l’installation dans le dépôt maven local avec une option supplémentaire :
$ mvn install -DcreateChecksum=true ...
Vous trouverez alors dans le dépôt local les fichiers en *.md5 et *.sha1 qu’il faut également transférer sur le serveur.
Une fois que le dépôt distant est mis en place, il suffit de le déclarer dans le pom.xml :
... <repository> <id>uima-fr.org</id> <name>UIMA Fr</name> <url>http://www.uima-fr.org/m2-repo/</url> </repository> ...
Il est maintenant possible de compiler le composant sans avoir à récupérer les dépendances en amont. Tout se fait automatiquement et de manière transparente pour l’utilisateur... c’est assez plaisant.
Comme je suis un fainéant, je trouve que ce serait cool de pouvoir déployer automatiquement mon composant sur mon dépôt, c’est tellement pratique les dépôts !
J’ai choisi de pouvoir déployer mon composant sur le dépôt par ssh, pour des questions de sécurité. Mais il est également possible de le faire par ftp. Le déploiement par ssh nécessite tout d’abord de pouvoir se connecter automatiquement au serveur par ssh à l’aide d’un échange de clé, puis il suffit de renseigner dans le pom.xml l’adresse du dépôt et dans ~/.m2/settings.xml de préciser les modalités de connexion au dépôt.
Je ne vais pas détailler ici comment déployer un serveur ssh et faire tourner un ssh-agent en local, il y a tout un tas de tutoriels disponibles sur internet pour ça. Ce qu’il faut juste retenir, c’est que maven ne se connectera au serveur ssh si les deux conditions suivantes sont remplies :
Le plus simple pour s’assurer de tout cela est de se connecter directement manuellement au serveur :
Copiez donc le contenu de votre clé publique que vous trouverez dans le fichier ~/.ssh/id_dsa.pub ou bien ~/.ssh/id_rsa.pub. Elle doit ressembler à quelque chose comme ceci :
ssh-rsa AAAAB3NzaC1yc2EAAAABIwAAAQEAzqedhFIi8hy743U7pEvLMQvCEeAo/CxmLjF4jF2WguguN+U/4GsJrONvgoWMYXRn0zVMoHNpCEXQ+BT80ZTnv+MILu5elgFsE18bFA+7qjd454LwuZpoIoJOsCNyJKyGjy7ER5cZGN/z8G6cmSJTGauc270W7WJQELqKM3rfqPJH4FXPF9+WDP4UK/o7k54g36/3hHeBmqW++mpyEwkm0eT+GlBRlmP4NjVJACMoyYwl2S1Ep/m85aYR+95m3neHFZpUPmEyN52/Sod7ak28AHZ0M5oE/nRoUr1AAc0LzJw7BM327fAO6o7iHcfoIdo7pix2KLoteqT8tQIRQUmzxQ== grdscarabe@grdscarabe-desktop
Attention, cette clé se trouve sur le poste client à partir duquel maven se connaîtra !
Copiez donc cette clé dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys, si ce fichier n’existe pas créez-le. Faites bien attention à ce qu’il soit dans le répertoire personnel de l’utilisateur que maven utilisera pour se connecter (le votre très certainement).
Une fois cette opération effectuée, vous devriez pouvoir vous connecter au serveur sans que ce dernier ne vous demande de mot de passe. Il se peut que si vous ayez protégé votre clé privée par un mot de passe, le ssh-agent vous le demande. Dans ce cas vous êtes de mon point de vue suffisamment au courant du problème pour ne pas lire cette section. Sinon vous êtes bien malin d’avoir mis un mot de passe :)
Il suffit de déclarer dans le dépôt dans le pom.xml, nous l’appellerons ici uimafr-repository. Il est également nécessaire de charger l’extension wagon-ssh-external qui permet à maven de déployer par ssh :
... <extensions> <!-- Enabling the use of SSH --> <extension> <groupId>org.apache.maven.wagon</groupId> <artifactId>wagon-ssh-external</artifactId> <version>1.0-beta-6</version> </extension> </extensions> <distributionManagement> <repository> <id>uimafr-repository</id> <url>scpexe://www.uima-fr.org//home/www-data/org_uima-fr_www/m2-repo</url> </repository> </distributionManagement> ...
Enfin, il faut localement configurer maven pour reconnaître le dépôt uimafr-repository. Cette configuration se fait par le fichier ~/.m2/settings.xml. S’il n’existe pas, créez-le puis copiez-collez y le contenu suivant :
<settings> <servers> <server> <id>uimafr-repository</id> <configuration> <sshExecutable>ssh</sshExecutable> <scpExecutable>scp</scpExecutable> </configuration> </server> </servers> </settings>
En gros ce dernier permet de préciser quels sont les outils à utiliser pour la connexion ssh. Sous linux, nous utiliserons les outils ssh pour la connexion et scp pour le transfert de fichier.
Et voilà, maintenant pour déployer mon composant sur le dépôt, il me suffit de faire :
$ mvn deploy ...
Elle est pas belle la vie ?
Il y a bien des extensions possibles pour rendre maven encore plus pratique pour la gestion de ce projet. J’en vois notamment deux :
Dans le premier cas, la solution au problème doit certainement se trouver du côté du ’’exec-maven-plugin’’. Dans le second cas, il faudrait aller voir du côté de ’’maven-assembly-plugin’’.
Et je conclus ce looong billet en distribuant la nouvelle version, estampillée 0.4, du collection reader pour Wikipedia : par ici ! Vous trouverez les dépendances nécessaires à son fonctionnement dans le dépôt maven de uima-fr.
Vous pouvez tester le composant à l’aide du cpeGui :
$ UIMA_CLASSPATH=~/.m2/repository/uima/wikipedia/mwuima-loader/0.4/mwuima-loader-0.4.jar:~/.m2/repository/org/wikimedia/mwdumper/1.16/mwdumper-1.16.jar:~/.m2/repository/org/wikimodel/org.wikimodel.wem/2.0.7-SNAPSHOT/org.wikimodel.wem-2.0.7-SNAPSHOT.jar cpeGui
Bien sûr, si vous n’avez pas installé le composant avec maven, il faudra modifier en conséquence les chemins du UIMA_CLASSPATH.
Wikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le quatrième billet qui discute de l’analyse syntaxique du contenu des pages wiki pour la suppression des balises Wiki.
Il existe plusieurs initiatives de programmes permettant d’interpréter la syntaxe de MediaWiki. Il y a le code PHP utilisé par MediaWiki et qui sert de référence, mais également plusieurs autres initiatives notamment en Java.
La plupart des initiatives Java ont pour objectif de produire des version XHTML ou PDF des pages en syntaxe wiki et ne donnent pas accès à l’arbre syntaxique de la page. Un programme en C basé sur Flex/Bison et développé dans le cadre du projet MediaWiki offre cette possibilité.
Parmi les initiatives en Java qui semblent intéressantes pour le collection reader UIMA :
J’ai tout d’abord essayé Bliki pour traiter la syntaxe de MediaWiki. Ce dernier s’est toutefois avéré assez complexe, notamment au niveau de son architecture, de telle façon que je n’ai pas réussi à obtenir ce que je voulais. Je me suis alors tourné vers WikiModel qui offre un analyseur syntaxique (Wiki Event Model (WEM)) au fonctionnement proche de SAX.
Le gros avantage de WikModel est qu’il offre directement un parseur pour MediaWiki : org.wikimodel.wem.mediawiki.MediaWikiParser. Le parseur analyse du code Wiki brute et, comme un parseur SAX classique, lance des évènements à une instance implémentant l’interface org.wikimodel.wem.IWemListener. J’ai choisi de créer une classe MediawikiCasConverter implémentant cette interface et gérant elle même le lancement du parseur sur les textes brutes extraits des révisions.
import org.wikimodel.wem.mediawiki.MediaWikiParser import org.wikimodel.wem.IWemListener; ... public class MediawikiCasConverter implements IWemListener { public MediawikiCasConverter() { theParser = new MediaWikiParser(); } public void runParser(String rawWikiText) throws WikiParserException { // We use a string reader to parse the raw wiki texte StringReader reader = new StringReader(rawWikiText); // Parsing theParser.parse(reader, this); } // IWemListener methods below ... }
Les méthodes du IWemListener sont de deux types. Les premières sont des méthodes one shot, ie elles sont appelées une seule fois lorsqu’un élément est rencontré. Ce sont notamment celles qui concernent le texte et leur mise en forme :
Les secondes sont des méthodes à la SAX en deux temps : begin et end. Ce sont notamment celles qui concernent la structuration du texte :
La plupart de ces méthodes ne font que des appels à une fonction de plus haut niveau qui collecte les données textuelles de la page et qui maintient l’index du CAS : addToContent. C’est notamment le cas pour la méthode onWord qui est appelée lorsque le parseur rencontre un nouveau mot :
/** * This method adds the string in parameter into the collected content * and then increment the offset by the size of this string. * * @param str the string to be added to the content */ protected void addToContent(String str) { if ( str != null ) { theTextContent.append(str); theOffset += str.length(); } } ... /** Called when a word is encountered */ public void onWord(String str) { addToContent(str); }
J’ai choisi de transposer une partie des informations contenues dans les pages de Wikipedia sous la forme d’annotations. J’ai ainsi ajouté les types :
En ce qui concerne les liens, j’ai choisi pour le moment d’ignorer les images qui me semblent apporter plus de bruit qu’autre chose.
La mise en place de ces annotations se fait assez facilement :
Cette approche permet de dédier toute la partie analyse à une classe. Si jamais l’on veut ignorer certaines annotations (ou toutes), il suffit de les filtrer au moment de leur récupérer par getAnnotations. L’extrait de code ci-dessous illustre ce fonctionnement pour les titres :
/** * When we encounter a new header, we create an annotation for it. */ public void beginHeader(int headerLevel, WikiParameters params) { // Jump a line addToContent("\n\n"); // Create the annotation Header header = new Header(theCas); header.setLevel(headerLevel); header.setBegin( theOffset ); // Add it to the list theHeadersAnnotations.add( header ); // Add it as header of the last unclosed section if ( theUnclosedSections.size() > 0 ) { Section section = theUnclosedSections.get( theUnclosedSections.size()-1 ); section.setTitle(header); } } /** * Add the ending value of the last started header. */ public void endHeader(int headerLevel, WikiParameters params) { // Retrieve the last header Header header = theHeadersAnnotations.get( theHeadersAnnotations.size()-1 ); // Update its ending value header.setEnd( theOffset ); // Jump a line addToContent("\n\n"); }
Je me suis rendu compte que le parseur posait des problèmes (heap overflow) sur des pages de certains espaces de noms. J’ai donc choisi de n’appliquer l’analyse syntaxique qu’aux pages de l’espace de nom 0 (espace de nom principal). Ceci est toutefois facilement modifiable dans la méthode uima.wikipedia.mwdumper.ThreadedMWDumper.writeStartPage.
Il reste pas mal d’améliorations possibles : prendre en compte toutes les mises en formes/structurations, prendre en charge les macros, rendre l’analyse syntaxique configurable. Toutefois, le composant est dans l’état actuel aussi complet et performant que je le souhaitais à l’origine. Il ne reste plus qu’à le tester de manière intensive. J’ai d’ailleurs deux trois cobayes en tête pour ça.
Pas de nouvelle version du composant pour l’instant. Étant donné que les dépendances se sont multipliées, et que le composant est désormais suffisamment fonctionnel pour se voir estampillé 1.0 ou quelque chose du genre, je vais travailler un peu plus son packaging.
Wikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le troisième billet qui discute du filtrage des données à charger : articles, révision, ...
L’outil mwdumper inclut un certain nombre de filtres commandables à partir de la ligne de commande :
Voir le billet Insérer plusieurs copies locales de Wikipedia dans une base PostgreSQL pour un cas d’utilisation de ces filtres. La combinaison de ces filtres permet de contrôler avec précision les données à charger, nous allons donc nous en contenter.
On peut classer les filtres en deux familles : ceux qui nécessitent des paramètres et ceux qui n’en nécessitent pas. J’ai donc choisi pour le moment d’utiliser des paramètres booléens pour les filtres sans paramètre, et des paramètres chaînes de caractères pour les autres.
L’activation des paramètres booléens suffit à activer les filtres correspondant : IgnoreTalks et LatestRevisionOnly.
Pour activer les autres filtres il suffit de les configurer en renseignant les champs dédiés. Si les champs restent non renseignés alors les filtres ne sont pas activés : ConfigNamespacesFilter, ConfigTitleMatch, ConfigListFilter, ConfigExactListFilter, ConfigRevisionListFilter, ConfigBeforeTimestampFilter, ConfigAfterTimestampFilter.
Voici une nouvelle version du collection reader pour Wikipédia, estampillée 0.2, qui ne prend toujours pas en compte la syntaxe, mais qui permet de filtrer le type de contenu à charger à partir du dump XML. Pour utiliser le composant, il est nécessaire d’avoir le jar de mwdumper dans le classpath.
Wikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le second billet qui discute du chargement d’un dump XML de l’encyclopédie libre et la distribution du contenu sous forme de CAS.
La base de données contenant toutes les pages de Wikipédia et autre sites de la fondation WikiMedia est automatiquement archivée très régulièrement. Les dumps de la base sont disponibles sur http://download.wikimedia.org/. Vous trouverez ainsi :
Il est également possible de télécharger l’intégralité de l’encyclopédie dépourvue des balises wiki : http://download.wikimedia.org/nowiki/.
Le billet Créer un miroir Wikipédia explique comment construire une copie locale de l’encyclopédie à partir de ces différents dumps. Nous nous donnons comme objectif d’exploiter ces dumps directement sans passer par une importation en base de données.
MWDumper est un outil écrit en Java par les développeurs de MediaWiki qui permet d’importer/exporter une base MediaWiki à partir de/vers une base de données. Cet outil a l’avantage de travailler directement sur la version compressée du dump XML, réduisant ainsi le besoin en espace disque disponible. Cet outil s’utilise en ligne de commande et offre un certain nombre de paramètres permettant notamment de filtrer les articles à exporter ou bien le format SQL à prendre en charge.
Une version compilée de l’outil est disponible sur download.wikipedia.org, mais il y a de forte chance qu’elle soit dépassée. Le plus sûr est de compiler l’outil depuis les sources.
Une partie du code de cet outil va nous faciliter la tâche pour la réalisation d’un collection reader pour UIMA, notamment les classes :
Il nous faut toutefois noter que XmlDumpReader repose sur un analyseur SAX, ce qui n’est pas directement utilisable dans un Collection Reader d’UIMA. En effet, dans UIMA c’est le Collection Reader qui contrôle l’exécution, alors qu’à l’opposé l’analyseur SAX contrôle sa propre exécution. La seule interaction avec le parseur est l’emploi des hooks.
L’idée est de faire tourner l’analyseur SAX dans un thread différent de celui du collection reader. Ensuite à l’aide d’un mécanisme de sémaphore (ou de monitor en Java), on contrôle l’exécution du parseur pour produire les CAS. Cette méthode permet d’utiliser presque directement l’outil de MediaWiki, ainsi si la syntaxe évolue, l’outil de MediaWiki évoluera également certainement et ce sera donc normalement transparent pour le collection reader.
Voici une première version du collection reader pour Wikipédia qui ne prend pas du tout en compte la syntaxe, mais charge seulement le contenu des pages dans un CAS. Il y a encore beaucoup de travail pour obtenir quelque chose d’intéressant et d’utilisable, d’où l’estampillage 0.1. Pour utiliser le composant, il est nécessaire d’avoir le jar de mwdumper dans le classpath.
Il y a tout un tas d’améliorations que j’aimerais apporter (filtrage, analyse de la syntaxe wiki, ...) mais l’idée est dans un premier temps de fournir une version brute de fonderie qui fonctionne pour qu’elle puisse être testée. Le jar contient notamment le code Java, donc il ne faut pas hésiter à y jeter un oeil.
Le descripteur est dans le Jar distribué, il ne prend en paramètre que le chemin vers le dump XML à charger. Peu importe l’extension (.gz, .bz, ...), il devrait pouvoir s’en sortir. Si ce n’est pas le cas, laissez un commentaire ! Je n’ai fait que peu de tests pour le moment, je ne sais pas trop comment le composant tient la route sur des gros dumps, mais la première remarque est qu’il est nécessaire d’augmenter la taille du tas de la jvm (-Xmx=512m pour commencer). En effet, certaines pages sont assez imposantes de par leur grand nombre de révisions, et pour l’instant toutes les révisions sont chargées dans chaque CAS.
Wikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le premier billet qui discute de la création d’un Type System approprié pour représenter les pages de Wikipedia.
L’encyclopédie Wikipédia contient tout un tas d’informations mais je me concentrerai particulièrement sur le contenu même : les articles. Je propose de classer les informations concernant ces derniers en quatre grandes catégories :
On peut considérer la Wikipédia comme un ensemble de pages liées selon trois grandes relations :
Les catégories structurent l’encyclopédie à la manière d’une ontologie ou d’un thésaurus. Une page peut appartenir à une ou plusieurs catégories. De plus, les catégories sont hiérarchisées, l’appartenance à une catégorie implique l’appartenance à toutes les catégories parentes.
Les liens interlangues marquent les pages en relation de traduction avec la page courante.
Les liens internes permettent au sein d’une page de faire référence à d’autres pages de l’encyclopédie, il s’agit d’une structuration qui n’a qu’un impact local. La signification de ces références est très variable et difficilement identifiable.
Le principe de l’encyclopédie collaborative est que tout le monde peut modifier un article, ce qui amène à de multiples révisions de ces derniers. Lorsque vous cliquez sur l’onglet Historique d’un article, vous pouvez visionner ces différentes révisions, leur auteur, et éventuellement un commentaire précisant l’apport de la révision.
Le contenu d’un article se structure à l’aide de titres, de paragraphes ainsi que de divers éléments de mise en forme : [tableaux], [formules], [listes], ...
Parmi les éléments de mise en forme, on peut également noter l’existence de plusieurs macros pour les [modèles], [dates], [liens interwiki], ...
Je ne crois personnellement pas à l’existence de Type Systems génériques pouvant être partagés par tous les composants. De mon point de vue, un Type System va être approprié au traitement d’une tâche particulière, chercher à en produire un suffisamment générique pour toutes les tâches seraient une perte de temps et mènerait certainement à un TS difficile à utiliser.
Personnellement, je vais utiliser Wikipedia dans le cadre de ma thèse sur la détection de dérivation de texte. Ce qui m’intéresse c’est donc de générer un CAS par article dans lequel on retrouvera les différentes révisions dudit article. Je m’intéresse donc :
Après réflexion j’en suis donc arrivé à cette modélisation :
Cette modélisation ne correspond pas exactement aux besoins d’un TS UIMA. Ainsi, les relations de composition se manifestent par un phénomène de couverture des annotations, entraînant la disparition des attributs correspondant.
Vous trouverez le descripteurs correspondant à ce TS ici.
L’annonce est parue hier sur les listes concernées, la nouvelle version du framework Apache UIMA (Unstructured Information Management Architecture) est sortie, estampillée 2.3 !
Au programme de cette nouvelle version, beaucoup de corrections de bug come d’habitude, mais surtout l’intégration de UIMA-AS qui permet une meilleure distribution des calculs entre plusieurs serveurs et l’ajout de plusieurs addons :
Cette nouvelle mouture d’UIMA tire désormais parti des génériques de Java 5, ce qui va permettre de limiter les casting aventureux pour récupérer les annotations, itérateurs, ... :) Cela signifie toutefois que la version 5 de Java est désormais le requis minimum pour utiliser UIMA.
Vous trouverez plus de détails sur cette version dans les notes de release :